Excessive

Le trouble alimentaire ou l’urgence de l’émotion

Ce texte est pour les gens qui souffrent, mais également ceux qui vivent avec nous.  Je suis difficile…  Je le sais. 

wp-1469051441435.jpg

Souffrir d’un trouble alimentaire, c’est vivre dans l’urgence.  L’état de crise, au quotidien.  C’est avoir l’impression constante de DEVOIR AGIR ou RÉAGIR.  Ici.  Maintenant.

 L’urgence de manger.

L’urgence de compenser.

On se jette.

Dans tout!

C’est se retrouver debout à fixer les placards.  Sentir à la fois l’urgence de manger « normalement » pour se guérir et la peur de l’excès, de la perte de contrôle.  Vient alors l’urgence de ne pas manger.  L’esprit change d’avis, de perception, en un claquement  de doigts.  D’un extrême à l’autre, à 4 heures du matin.

C’est se peser après avoir mangé et constater un gain.  Sortir en urgence pour acheter une seconde balance et revenir se peser.  PLUS LOURD!  Sortir courir, le cœur bouillonnant.

État d’urgence.

Air bête.

Caractère qui tue.

Ne me parlez plus.

Regarder le calendrier.  Rien demain…  Je ne mangerai pas (c’est surréaliste).

 La nourriture?

Oui…

Tout le reste aussi.

C’est l’incapacité d’attendre et l’urgence des décisions.  Devoir agir, dans le présent. Chercher des réponses, des explications.  Choisir un « non » à l’attente.   C’est vouloir tout, ici et maintenant.

Je veux et j’exige.

En fait non…

Tu aurais dû savoir!

C’est se jeter dans un projet.  Tout acheter.  Tout préparer.  Devenir expert.  Là, tout de suite.  Il faut le faire maintenant!

 Se teindre les cheveux 4 fois en 2 jours (true story).

C’est profiter d’un événement social puis, devoir quitter maintenant, sur le champ.  Parce qu’on ne se tolère plus, l’urgence nous envahit.

C’est également l’incapacité de prendre du recul.  Subir les comportements et les paroles des autres sans être capable de les analyser, sans relativiser.  Jamais!

Juste…

Y réagir avec fougue.

C’est l’insomnie.  La tête qui bourdonne.  Le sentiment d’être agressé.  L’urgence de régler les choses, de dire ce qu’on pense, de crier qu’on a été blessé.  C’est écrire un message beaucoup trop sentimental et d’une longueur excessive à 2 heures du matin, à quelqu’un qui ne comprendra pas de quoi il est question.  Quelqu’un qui n’avait pas réalisé qu’il y avait une situation X (je les écris en bloc-notes maintenant;  je ne les envoie plus).

C’est assumer qu’une relation est terminée lorsque l’on n’a pas de nouvelle durant une ou deux journées.  L’absence d’évènement signifie rejet.  Pas de gris possible.  Tout ou rien, dans tout!

Nager en plein délire…

C’est épuisant.

Je suis épuisée.

Alors, souvent, les mots restent pris, les paroles ne suivent pas l’émotion.  On reste avec l’urgence, la rage.  Le monstre nous envahit.  On perd le contrôle ou on tente de le reprendre.  C’est toxique.  On étouffe de l’intérieur.  Je suis calme et agitée.  Je suis réactive.  J’implose puis j’explose avant même d’avoir entendu le propos.  Tout est dirigé contre moi, malgré moi.

Pourquoi?

Je le sais…

wp-1468423425069.jpg

Parce que pour nous, faits et perceptions ne font souvent qu’un.  Le recul est difficile, voire impossible.  J’ai lu une belle analogie : on comparait un événement et les pensées qui l’accompagnent à un film et le récit qu’on peut en faire.  Les récits peuvent varier d’une critique à l’autre. Selon l’humeur, le vécu, l’appréciation du film, les propos vont différer.  L’histoire reste la même, mais chaque personne peut la relater différemment.

Moi, mon esprit ne dissocie plus l’événement du récit que j’en fais.  Je confonds perception et réalité.  Mes pensées sont vérités.  Mes perceptions, des faits irréfutables.  Et cette perception qui m’est si réelle est influencée par la maladie, la faim, les distorsions du cerveau.  Mon récit est rarement juste, généralement plus sombre que la réalité.

Je vis le drame au quotidien.  Je suis seule à jouer dans ce film, à l’écart, en marge.  Les autres n’ont pas le même scénario.  Alors je réagis, continuellement, car on ne vit plus les mêmes événements.  On ne parle plus le même langage, on ne se comprend plus.

On me dit d’éliminer les « je devrais » et les « je dois » de mon vocabulaire…  C’est plus fort que moi.  C’est urgent!

 Réactive.

Survoltée.

Soyons honnête…

Difficile.

À ceux qui vivent avec moi…

Merci!

Publicités

Légère

Trouble alimentaire et obsession du corps

En thérapie, il n’y a pas de filtre, pas de censure.  L’authenticité permet d’affronter sa propre vérité et, avouons-le,  cela fait dire des atrocités.  Sur la vision du poids, du corps, de la minceur, des autres…

La voix de la maladie?

De ma bouche tout de même…

wp-1468538646178.jpg

Je préfère de loin le monstre aux grammes.  Aberration!  Vanité!  Peu importe ce qu’on me dit, je garde ma position: engraisser, non merci.  On me parle maladie mentale, je parle superficialité, légèreté.

L’image corporelle.

Pas la vision que l’on a de soi, de ses qualités.  Je parle du CORPS.  De la chair, des formes, des grammes que l’on touche du bout des doigts et de toute leur superficialité.  Le chiffre sur la balance, la taille des vêtements.  Notre côté artificiel, voir sexuel.  Ce standard qu’on se fixe, ce corps que l’on convoite.

Je le crie partout: la maladie est beaucoup plus complexe, profonde.  Oui, les troubles alimentaires sont présents pour une raison psychologique.  Mécanismes de défense qu’on pourrait analyser des années durant.  Développement du Soi depuis l’enfance, traumatismes.  Le monstre a une face cachée, il sert à quelque chose.

Oui, mais tout de même…

C’est mon corps et ses grammes qui reviennent encore et encore sur mes lèvres, qui me tourmentent.  Je veux être mince, belle, maquillée, coiffée…  Regardée, considérée.  On me parle de contrôle, de reprise de contrôle sur l’esprit par cette hantise du corps.

Je remplis des questionnaires, des analyses de ma vision et ma perception de moi.  Ces tests…  Je ne peux imaginer que l’on puisse y répondre autrement.  On me dit que oui!  Il y a des gens qui n’ont pas ce rapport obsessionnel à leur corps.

Qui ça?

De quoi ont-ils l’air?

Ça se demande?

wp-1468538000200.jpg

Lorsqu’on aborde la reprise de poids, je sens qu’on veut m’échanger quatre 25 cents pour 1 dollar.  Si je reprends du poids, je serai mieux dans ma tête…

Mais moins dans mon corps?

On me dit encore que non.  C’est un processus d’acceptation de soi, de son poids biologique.  Un jour, si je continue, je répondrai autrement à tous ces questionnaires.  Je réponds que je ne suis pas rendue là.  Le corps l’emporte encore sur le bien-être spirituel. Encore une fois, est-ce moi qui suis superficielle? Dans les groupes de soutien, peu importe les grammes, la même préoccupation : le poids et la beauté que l’on y associe.  Ah!  Tout ce qu’elles pourront faire une fois sveltes et belles…  Et heureuses.  Sommes-nous toutes si superficiellement malade?

 Le poids…

Être mince comme gage de bonheur.

Le corps et son influence emprise.  L’assurance ou les doutes qu’il occasionne. C’est un sujet sensible, maladie ou non, qui se glisse dans les discussions entre amis.  Les soupers arrosés où on parle de soi, des autres, de ceux et celles qu’on envie.  Les filtres tombent.  Trouble alimentaire ou non, nous sommes tous habités par des perceptions, des idées, des désirs reliés au corps.  L’alimentation, la perte ou le gain de poids, les régimes, l’exercice, la volonté de lâcher prise.

Sans savoir, les autres relatent souvent les mêmes comportements, les mêmes pensées que moi.  Lorsque je le souligne, cela étonne, sème le doute.  Parfois, cela se manifeste à plus petite échelle ou mes amies n’ont tout simplement pas le sentiment que cela est un trouble.

 MAIS…

Les propos demeurent les mêmes…

Mes conversations amicales sont fréquemment les mêmes que celles que je partage avec ma nutritionniste.  Mêmes préoccupations, même emprise du poids sur l’esprit.  Alors, où est la ligne?  Où commence la maladie?

On aspire tous à un certain standard.  Pourquoi est-ce moi qui consulte, qui a l’étiquette?

 Quand superficialité devient obsession…

Devient maladie…

Sommes-nous tous un peu malades?

De l’autre côté

Trouble alimentaire – Confortable maladie

La motivation…

Il y a celle du premier pas.  On peut chercher de l’aide à cause de la pression de ceux qui nous aiment ou d’un ultimatum.  On peut vouloir se guérir parce que l’on a des symptômes physiques.  Pour éviter l’hospitalisation ou sortir de l’hôpital.  On peut aussi décider de le faire pour soi, parce qu’on en a assez de ce mode de vie.  On se sent au fond de l’abîme.  On ne reconnaît plus cette personne qui nous fixe dans le miroir.  On croit qu’il y a mieux, de l’autre côté.

wp-1468379346248.jpg

Les raisons et le niveau de motivation fluctuent également.  On peut commencer un traitement suite à la pression des autres mais poursuivre pour soi.  La guérison n’est pas linéaire, je le lis partout.  Des bons et des mauvais jours.  Cela se traduit par le désir de guérir, et je dois être honnête, l’envie d’y replonger parfois… Souvent.

J’ai publié une définition de la guérison sur le compte Facebook du blog…  Mes pensées se sont arrêtées sur: « When you are recovered, you do not use eating disorder behaviors to deal with, distract from or COPE WITH other problems. »

Ne plus utiliser le trouble alimentaire pour gérer, affronter ses problèmes, ses émotions.  J’y aspire, mais j’éprouve une grande ambivalence.  Mon trouble alimentaire me permet de gérer ma vie, à ma façon.

Je le sais, je me connais.  Je nous observe, lui et moi, depuis tellement d’années.  Mon monstre se porte tout comme mes émotions et je les connais, les émotions dangereuses. La déception et le rejet.  Mes deux bêtes noires, qui font ressurgir le monstre, cet ami. Toute cette ambivalence vient de là, quand ces émotions m’envahissent, le monstre vient à mon secours.  Il est de mon côté, un bref instant.  Je suis consciente que c’est probablement la voix de la maladie, mais c’est ainsi que je vis les émotions.  TO COPE WITH…  Pour gérer, traverser, surmonter, encaisser.

Étrangement, je ressens cette ambivalence lors des journées plus douces.  Quand je suis plus calme, sans drame dans ma vie.  Ce que j’appelais jadis jour 2 ou 3.  Les crises sont passées, je me sens encore en contrôle et je m’aime bien.  Je vis bien avec le monstre.  Un temps mort, une trêve, le désir du statut quo.

Pour la motivation, ces plateaux sont difficiles.  Lorsqu’on est au fond du baril, on veut rebondir, guérir.  Mais lors des journées plus calmes, il faut tout de même continuer.  Brasser les émotions, manger, même si je n’ai pas faim.  Cette fameuse prescription alimentaire.  Quand je suis calme et en contrôle, c’est la guérison qui n’a plus de sens.

 wp-1468379482633.jpg

Lorsque j’ai commencé à consulter, je le faisais pour tenter d’éliminer des comportements que je considérais comme malsains, toxiques, qui m’empoisonnaient la vie et qui altéraient mon quotidien.  Je voulais m’en débarrasser.  J’ai réussi à éliminer les plus destructeurs et j’en suis fière.  Somme toute, mon quotidien est plus calme; mélange de psychologie, nutrition, alimentation et médication.  Un cocktail qui me garde dans un état assez confortable je dois dire…  On me dit maintenant de chercher ce que je pourrais gagner à guérir.  C’est abstrait pour moi.

Soyons honnête, j’ai diminué les pires comportements, j’aime mon poids, je mange davantage, mais pas trop.  Je sens que j’ai atteint un équilibre fragile où je suis bien.  Je cohabite mieux avec la maladie.  Alors pourquoi continuer?  Pourquoi manger plus, reprendre plus?  On me dit que ce sera encore mieux après…  On me dit que les comportements reviendront, que cet équilibre est trop fragile.  On me répète que c’est encore la voix de la maladie.  Je ne sais pas, on me parle d’un monde dont je ne connais rien.

Il y a donc la motivation de commencer, mais également celle de continuer.  Celle qui demande de l’investissement, de la persévérance.  La motivation de continuer quand la poussière est retombée, quand on est encore malade, mais plus serein.  Quand certains comportements nous ont quittés, mais que l’on trouve encore tellement de certains bénéfices en la maladie.

Peu importe la raison  qui vous amène sur ce blog, vous y êtes. Curieux, en questionnement, souffrants…  Peut-être que vous accompagnez quelqu’un aussi.  Cette raison est importante.  L’identifier et se la remémorer peut servir de tremplin vers la guérison ou si, comme moi, vous marchez sur place, à vous motiver à nouveau.

Il paraît que le ciel est bleu de l’autre côté.  Il paraît que derrière la maladie, il y a un autre nous, d’autres moyens.

TO COPE WITH…

La vie.

Autrement.

Jour de pesée

La reine des balances et le pouvoir de l’image

AVANT:

6h45

Jour de pesée!

Visite en clinique alimentaire aujourd’hui: Psychologie et nutrition se succèdent.  On me pèse, on traque mon poids.  J’angoisse.  Cette pesée était planifiée la semaine précédente.  Je m’en suis sauvée, maligne, comme un enfant qui croit l’avoir échappé belle après un mauvais coup.

Absurdité!  Je me pèse tous les jours, plusieurs fois même.  Pourquoi angoisser?  Parce que LEUR balance est différente, elle règne durement sur toutes les autres.  Elle n’affiche pas nécessairement les mêmes grammes que la mienne et je le vis comme une vérité absolue.  Elle a raison, elle tranche.

 wp-1467754829875.jpg

Encore et toujours, mon histoire est incohérente.  Ma psychologue et ma nutritionniste souhaitent que je reprenne du poids et moi je le vis honteusement alors je ne veux pas qu’elles voient le chiffre augmenter.  On nage en plein délire…

Pensée irrationnelle, oui!

Distorsion cognitive (Weirdo), oui!

Pour un esprit malade, prendre du poids est moins angoissant si l’on part de plus bas.  On descend pour remonter ensuite, pour se donner l’illusion de guérir.  C’est inconscient et sans fin.  Il est futé le monstre.

12h00

Je pars à pied.  Ventiler.

12h20

Café triple, en écrivant ces mots…

Je réfléchis.

Je me suis habillée léger aujourd’hui.  J’aime aussi mieux manger après ce rendez-vous qu’avant.  Depuis une semaine, je consigne tout ce que je mange.  On m’a demandé de noter 2 jours mais, en éternelle excessive, j’en ai détaillés 7.  J’y jette un coup d’œil.  De bonnes et de mauvaises journées.  Plusieurs aliments notés, trop selon moi.  Trop peu selon mon amoureux.  Toujours les mêmes, je le vois bien.  Elles vont mettre les deux en relation, le journal et le poids.  Analyser les grammes pour comprendre les réactions du corps à la nourriture.  Je devrais le voir comme de l’aide.  Mais non…

 13h00

J’y vais à pieds, évidemment.

 PENDANT:

13h45

UN MOT : Appréhension.

Je refuse le verre d’eau que m’offre la secrétaire.  Je ne veux pas être plus lourde.  Elle sent mon anxiété.  Elle en voit tous les jours, des filles comme moi.

 14h05

Je demande qu’on le fasse tout de suite.

M’en débarrasser.

J’enlève mes souliers parce que cela fait vraiment TOUTE la différence.  Je passe aux toilettes.  Si je pouvais, je me mettrais flambant nue je crois.  On me demande si je veux voir le résultat ou si je veux être pesée de dos.  Je veux savoir, Seigneur!

Les chiffres bougent, hésitent, tanguent d’un côté puis de l’autre.  Le résultat s’affiche.  Je regarde le chiffre mais surtout leurs regards.  Je veux savoir ce qu’elles pensent.  Je remets mes souliers, j’ai chaud.  On retourne s’asseoir…

APRÈS:

Le chiffre est bas, ça m’apaise…  Le champ libre pour commencer à guérir, dans le contrôle.  Mais cette légèreté ne dure qu’un temps… Quand moi je suis calme, moins émotive. Elles, elles sont songeuses…  Parce que je suis moins connectée à mes émotions, parce que « bas » est « encore plus bas ».  On regarde le journal.  Ce n’est pas suffisant.  On discute.  Les minutes filent, s’écoulent.

 15h00

Ça m’est venu, comme ça…

Dans l’embrasure de la porte, entre les deux rencontres.

Moi: « Après chaque visite, je me demande si j’ai fait ça correctement. »

Elle: « Après nos rencontres, note ce que notre conversation t’a apporté, si tu considères que ça t’apporte quelque chose. »

 Moi: « Non!  Je veux dire…  Le suivi m’apporte beaucoup.  J’ai peur de ne pas être à la hauteur, MOI, de ne pas vous satisfaire. »

 Elle sourcille: « Tu ne viens pas ici pour rendre des comptes ou performer? »

Et voilà!  Encore une sainte fois.  Pour les autres, pour le regard.  Pour la confirmation de la valeur personnelle.  J’ai peur de prendre du poids, mais peur de les décevoir.  Je vis dans la culpabilité d’une façon ou d’une autre.

L’estime blessée.

L’amour propre affamé.

La validation jusque dans la guérison.

Allez savoir.  À aucun moment je n’ai pensé aux conséquences sur ma santé.  J’ai pensé à leur opinion, à elles.  On m’explique que je ne suis pas là pour répondre à des exigences, des attentes.  Je suis là pour moi.  Avec le recul, ça semble une évidence…  Pas pour quelqu’un qui vit avec un TCA.

 16h00

Message vocal.

Je dois repasser des prises de sang, encore.

Ils se sont passé le mot…

17h30

L’après-guerre.

Café, seule avec moi-même, je réfléchis.  Elles ont raison, je suis ici pour me guérir, moi.  Cette pesée, je devrais la faire pour moi.   Pour mon corps, mon cœur, ma santé.

 19h00

Groupe de soutien.

#megajournee

On aborde l’image corporelle, le poids et notre vision du corps (drôle de hasard).  On se trace grandeur réelle, selon notre perception.  On nous trace ensuite, par-dessus le premier tracé.

J’ai été heurtée par les lignes qui ne s’alignent pas, par la différence entre ma perception et la réalité.  Cette journée, orientée sur l’image, s’est terminée en larmes, que dis-je, en crise monumentale.  En pensées et mots qui s’entremêlent, qui ne sont plus cohérents.  En refus de participer au retour sur l’activité, en besoin de rentrer chez moi, de me mettre en sécurité.

wp-1467754737163.jpg21h00

Comme toujours, je dois nommer mon sentiment avant de quitter.  Mon émotion de fin de journée, de cette journée de pesée.

Malgré le fin tracé accroché au mur, malgré les chiffres trop bas, j’ai quitté avec un poids immense sur le cœur.  Mon choix : Accablée.

 23h59

Il y aura des jours plus légers.

Vivement demain.