…de te laisser parler d’amour

Quand l’amitié soigne ton cœur et ton corps

wp-1461604069598.jpgJ’ai envie d’écrire sur l’amitié aujourd’hui. La vraie, authentique et sincère amitié. Celle qui subsiste et qui devient encore plus puissante dans le « pas beau », dans le « deep ».

 L’amitié brutalement honnête, mais affable et indulgente. L’amitié où l’on se sent accueilli et accepté en dépit de nos états de corps et d’âme.   Cette amitié, ce n’est pas partager nos histoires d’hommes à travers les restos urbains de Montréal. C’est sortir de chez toi, en urgence, les cheveux gras lissés et vêtue de tes plus beaux habits mous parce quand je t’ai téléphoné, j’étais stationnée devant ton appartement, les enfants qui dormaient à l’arrière.

« Je ne peux pas retourner chez moi, je ne peux juste pas. » Mon ton était posé, mais je bouillonnais.

Tu m’as répondu « j’arrive dans 2 minutes » et effectivement, deux minutes plus tard tu t’asseyais à ma droite. Alors on roule. On roule et roule encore. Je passe devant une clinique spécialisée en troubles alimentaires, rue Bernard, exprès. Je te dis que je vais possiblement les appeler histoire de prendre « l’information ». En crise toute la nuit, là, je n’en peux plus. Je suis totalement dépassée.  Je me sens terrassée et envahie par ce que je vis. Littéralement!

« Va sur Côte-des-neiges, on va prendre un café chez McDo. Les enfants joueront dans les jeux. » C’était l’idée du siècle, la solution parfaite, lancée par la fille qui aime les restos chics.

 Ce jour gris, belle amie, tu ne m’as pas jugée. Tu m’as écoutée, sans poser de questions, sans sembler étonnée ou choquée. Tu n’as pas donné ton avis. Tu n’as pas, non plus, souligné mes yeux gonflés et rougis par les crises.

Tu ne m’as pas offert de manger. Merci.

Tu m’as regardée commander uniquement un café. Tu es restée assise dans la section jeux d’un McDonald’s, par terre, sur ton manteau blanc, à siroter des cafés pendant plus de deux heures.   Tu m’as écoutée parler de boulimie, le sujet « pas beau », celui qui est « deep », le monstre sous mon lit. Tu as fait tout ça, sans même froncer un sourcil.

J’ignore comment tu as vécu cette journée.

De mon côté…

J’ai senti à quel point, malgré mon malheur, je suis l’amie la plus comblée sur terre.

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